Un monument du journalisme d'investigation : "L'affaire de la frite"
Le Parisien nous offre un condensé de perles avec un article qu'on croirait pondu pour une édition du 1er avril : "Elle glisse sur une frite et attaque le fast-food".
Accroche superbe :
"C'est vraisemblablement la frite la plus chère du monde. M e Emmanuel Ludot l'a estimée à 15 000 €. Le prix pour indemniser sa cliente, Nicole Borgnon, victime d'une quadruple fracture à la suite d'une lourde chute dans un fast-food à cause - jure-t-elle - de ce morceau de pomme de terre."
"« L'affaire de la frite » débute le 22 décembre vers 22 h 30. Nicole Borgnon, accompagnée de sa soeur, franchit le seuil du restaurant. Elle vient retirer quelques hamburgers pour ses quatre enfants. Cette aide ménagère n'accédera jamais à la caisse. «Mon talon droit s'est coincé dans le paillasson, puis ma jambe gauche a glissé sur une frite», raconte-t-elle."
"L'objet du délit suscite une moue dubitative au sein du Quick. Y avait-il vraiment une frite à cet endroit ?"Et une chute de fin limier :
"Si ce n'est une frite, alors quel facteur a provoqué cette chute ? Une deuxième piste est sérieusement étudiée : l'état des chaussures de la victime. Sur ce point, aucune expertise n'a malheureusement été demandée. Les différents témoins divergent sur la hauteur des talons de NicoleBorgnon. Un détail de taille qui, pour l'instant, n'a pas suscité l'intérêt de la justice."


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