De l'avantage du malt sur la télévision
Ce soir, je devais aller au cinoche voir un bon film avec une bonne copine, histoire de bien commencer un week-end de trois jours sous le soleil... Seulement voilà, c'était la Saint-Patrick, et la bonne copine m'a abandonné, cédant à l'appel du malt fermenté et d'expat' irlandais tout aussi fermentés... Je ne lui en veux pas, j'avais un début de migraine, une saloperie d'Alien qui essayait de faire sortir un clou de mon cerveau.
Quelques aspirines plus tard, je dégustais un riz au curry trop cuit, confortablement avachi devant le poste. Entre les reportages d'Envoyé spécial, façon Depardon de bac à sable, montrant des prévenus face à leur procureur, un mauvais Clint Eastwood (hé oui, ça existe !) et l'émission au QI négatif de Cauet (dont la veulerie ne semble pas avoir de limites), j'ai beaucoup zappé... Je me suis même hasardé à regarder "La Nouvelle Star".
Pour les non-initiés, ceux qui vivent sur Mars, au Québec ou qui font semblant de ne pas s'y intéresser, cette émission de M6 se veut une forme morderne, post-télé-réalité, d'un télé-crochet, tremplin musical pour ados post-pubères qui aiment massacrer à la tronçonneuse les standards de la chanson française et internationale. Les dernières éditions avaient en effet récompensé un eunuque avec la coupe de Ken (le boy-friend à Barbie) et un crypto-Kurt Cobain avec la coupe de Ken (version cheveux longs). Et ce, tout en mettant en avant fort élégamment les plus mauvais candidats dans des séquences clairement destinées à se foutre de la gueule de leurs prestations calamiteuses, que même moi sous ma douche, je chante mieux.
La semaine dernière, c'est le drame ! Les jurés, des "professionnels de la profession", s'indignent de l'élimination de troiscasseroles chanteurs par le public. Non contents d'être payés grassement à casser du sucre sur les candidats, pour le plus grand bonheur sadique des téléspectateurs, ils crachent en plus dans la soupe en essayant de faire croire aux gogos que l'émission n'est de toutes façons pas truquée dès le départ et que le gagnant est déjà dans la boîte, le disque prêt à bondir dans les bacs de supermarchés. Gonflés les cocos !
Ce soir donc, rebelote. Probablement briefé par l'équipe de production, qui a flairé le bon coup médiatique, l'un des jurés les plus critiques, Manu Katché, batteur de renom arrondissant ses fins de mois en jouant les potiches artistiques sur M6, s'est barré du plateau. Enfin, pas tout à fait, quand même, faudrait voir à pas déconner avec le contrat. Le présentateur, Benjamin Castaldi, en tout cas, en pleurait de rage. C'était hilarant. Et comme il se doit, le mec éliminé à la fin de l'émission n'était pas le plus mauvais. Il a failli rester, mais un autre que lui avait beaucoup mieux torturé "I heard it Through the Grapevine" de Marvin Gaye. Alors forcément...
Tout ça m'avait mis en joie, mais le pire était à venir. Lors du générique de fin, la caméra s'est attardée à plusieurs reprises sur une petite fille de 5 ans à peine en train de pleurer tout ce qu'elle savait. En gros plan bien baveux bien entendu... C'est là que je me suis dit que j'aurais mieux fait d'aller respirer les haleines maltées d'Irlandais rotant à la santé du printemps. C'est moins vulgaire que "la Nouvelle Star".
Quelques aspirines plus tard, je dégustais un riz au curry trop cuit, confortablement avachi devant le poste. Entre les reportages d'Envoyé spécial, façon Depardon de bac à sable, montrant des prévenus face à leur procureur, un mauvais Clint Eastwood (hé oui, ça existe !) et l'émission au QI négatif de Cauet (dont la veulerie ne semble pas avoir de limites), j'ai beaucoup zappé... Je me suis même hasardé à regarder "La Nouvelle Star".
Pour les non-initiés, ceux qui vivent sur Mars, au Québec ou qui font semblant de ne pas s'y intéresser, cette émission de M6 se veut une forme morderne, post-télé-réalité, d'un télé-crochet, tremplin musical pour ados post-pubères qui aiment massacrer à la tronçonneuse les standards de la chanson française et internationale. Les dernières éditions avaient en effet récompensé un eunuque avec la coupe de Ken (le boy-friend à Barbie) et un crypto-Kurt Cobain avec la coupe de Ken (version cheveux longs). Et ce, tout en mettant en avant fort élégamment les plus mauvais candidats dans des séquences clairement destinées à se foutre de la gueule de leurs prestations calamiteuses, que même moi sous ma douche, je chante mieux.
La semaine dernière, c'est le drame ! Les jurés, des "professionnels de la profession", s'indignent de l'élimination de trois
Ce soir donc, rebelote. Probablement briefé par l'équipe de production, qui a flairé le bon coup médiatique, l'un des jurés les plus critiques, Manu Katché, batteur de renom arrondissant ses fins de mois en jouant les potiches artistiques sur M6, s'est barré du plateau. Enfin, pas tout à fait, quand même, faudrait voir à pas déconner avec le contrat. Le présentateur, Benjamin Castaldi, en tout cas, en pleurait de rage. C'était hilarant. Et comme il se doit, le mec éliminé à la fin de l'émission n'était pas le plus mauvais. Il a failli rester, mais un autre que lui avait beaucoup mieux torturé "I heard it Through the Grapevine" de Marvin Gaye. Alors forcément...
Tout ça m'avait mis en joie, mais le pire était à venir. Lors du générique de fin, la caméra s'est attardée à plusieurs reprises sur une petite fille de 5 ans à peine en train de pleurer tout ce qu'elle savait. En gros plan bien baveux bien entendu... C'est là que je me suis dit que j'aurais mieux fait d'aller respirer les haleines maltées d'Irlandais rotant à la santé du printemps. C'est moins vulgaire que "la Nouvelle Star".


3 commentaires:
Si ca peut te rassurer, moi j'ai vu ici Fame Factory qui est un mix entre Star academy et la Nouvelle Star ( ca promet...). Non seulement ils chantent comme des casseroles mais en plus, on leur a appris le regard camera... Donc, ces gentils petits Abba en herbe passent leur temps a regarder la camera, a tourner avec elle quand ils chantent ce qui a pour effet de declencher des nausees plus fortes que celles provoquees par leurs envolees lyriques...
En bref, a chacun ses merdes teles!
Ski est trop cool avec le père Poulos, c'est qu'après un tour sur Imbloglio de bon matin (mais si, 11h15 c'est le bon matin), on n'a plus besoin de lire les journaux et de regarder la télé : on sait tout. Et c'est un compliment !
Ca a pas l'air triste Fäme Factøry ! J'en ai mal au coeur rien qu'en lisant ton descriptif, Evaniska. Comme chante si bien Tryo, sortez-les, les ordures télévisuelles.
Et merci à Dan pour le compliment ! J'en rougis de plaisir...
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