lundi, janvier 17, 2005

Comment faire l'amour ET la guerre

Le Pentagone semble avoir trouvé le moyen de faire mentir le slogan pacifiste. Comment ? Avec des armes chimiques "aphrodisiaques" ! Les troufions ne pourraient plus alors se contenter de chèvres et se sauteraient dessus...

Le New Scientist, qui rapporte cette information, parle d'autre projets qui auraient été abandonnés : "des armes chimiques qui attirent des nuées de guêpes enragées ou de rats énervés vers les positions ennemies" ou "un produit chimique qui cause une mauvaise haleine très prononcée, afin de rendre plus facile l'identification des guérilleros qui se seraient mêlés à la population"... C'est dommage qu'ils aient abandonné le dernier projet. Imaginer des soldats en train de renifler l'haleine de tous les mecs d'un village pour repérer le rebelle qui refoule du goulot est un spectacle qui aurait pu figurer dans un film des Monty Python !

Cette histoire m'a rappelé un article très sérieux que j'avais lu il y a fort longtemps dans le Monde Diplo sur les armes non létales. L'auteur y parlait de "grenades éponges, des filets et de la mousse adhésive, des mines passives incapacitantes, des agents chimiques de contrôle d’émeute (capables, au choix, de causer une douleur aiguë de rendre temporairement aveugle, de faire vomir ou étouffer, ou d’endormir), des barrières glissantes ainsi qu’une arme acoustique".

Toutes ces armes semblent être issues de l'imaginaire d'écrivains de romans d'anticipation (les bâtons à vomir de "Minority Report" semblent déjà dépassés...). Rien d'étonnant, selon ce papier, car elles sont nées "de la collaboration de naïfs écrivains de science-fiction (Chris et Janet Morris) et de futurologues (Alvin et Heidi Toffler) avec l’ancien directeur de la CIA Ray Cline, ainsi qu’avec le colonel John Alexander".

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