mercredi, décembre 29, 2004

Chtites vacances

En mon absence, grand prince, je vous offre de patienter au coin du feu.
(Via Guillemette)

Le joujou du week-end (7) de l'an 2005

Pour bien commencer l'année, voici, en avance, un bien beau joujou qui satisfera à la fois votre besoin de réflexion (que je devine intense en ces temps de digestion post-festive) et votre envie de bousiller la gueule de votre adversaire... Un jeu entêtant comme un air de Noël chanté par Tino Rossi. Un jeu sur lequel Zweig aurait pu faire un roman appelé "Le Joueur de Ninja Assassin", et qui devrait vous faire rêver de petites cases dans votre sommeil. Autant dire, un jeu qui étouffera dans l'oeuf toute bonne résolution de début d'année. Bonne année à tous quand même !

mardi, décembre 28, 2004

Un tsunami de posts


Le tremblement de terre sous-marin de dimanche dernier au large de l'île de Sumatra mobilise la blogosphère. Un blog avec toutes les informations relatives à la catastrophe a été monté par des blogueurs de la région, rapporte Boing Boing. Les contributeurs de ce blog proposent aux blogueurs de bonne volonté à travers le monde de les relayer, afin d'assurer une actualisation permanente. C'est une initiative intelligente et c'est intéressant de voir que les blogueurs s'improvisent de belle manière citoyens-journalistes. Pour preuve, cette page de photos impressionnantes prises par un touriste, décrit par Boing Boing comme un "citoyen-photojournaliste". Elles illustrent assez bien ce que décrivent les témoins du désastre sur le site de Libé.

Philsland, un blogueur francophone, affirme avoir reçu un message d'alerte de l'United States Geological Survey, trois heures avant le raz-de-marée n'atteigne les côtes (lien via Loïc Le Meur) et ajoute que des milliers de vies auraient pu être sauvées. Pas si sûr. Un article du Monde d'hier se penche sur la question :
"Aurait-on pu éviter un bilan humain si lourd ? Certainement pas, (...) le délai de grâce accordé par la nature pour ceux qui sont au plus près de l'épicentre du séisme se compte en minutes, au plus en dizaines de minutes, tant la progression du mur d'eau en mer est rapide : entre 500 et 800 km/h (voir l'animation reconstituant le tsunami). Plus l'origine du phénomène sera lointaine et, bien sûr, plus on disposera de temps pour prévenir la population, l'évacuer ou la mettre à l'abri. Des mesures bien difficiles à mettre en œuvre sur les côtes du Sud-Est asiatique, peu ou pas assez équipées et très exposées en raison des populations nombreuses et dispersées qui y vivent.

Certes les observatoires de sismologie du monde entier ont bien détecté et localisé le tremblement de terre qui est à l'origine de cette vague géante et de celles - séparées de plusieurs centaines de kilomètres - qui l'ont suivie comme autant de répliques qu'une région subit quand un séisme la frappe. (...) Mais ces données ne suffisent guère à prédire l'ampleur du phénomène, d'autant que les plus sophistiqués des laboratoires de détection comme ceux de l'US Geological Survey (USGS), ont revu à la hausse la magnitude du séisme, la faisant rapidement passer de 8,5 à 8,9, puis à 9."

Même le Japon, pourtant habitué aux tsunamis et préparé à leur survenue, ne dispose pas d'un système d'alertes infaillible.

Jamais en peine d'un "post" décalé sur l'actualité, Boing Boing se demande si l'on aurait pu surfer sur le tsunami de dimanche... Et de mettre en lien la vidéo très impressionnante d'un surfeur sur une bonne grosse vague, soit-disant lors du passage de l'ouragan Ivan cet été (en fait il s'agit d'une vague hawaïenne). Un peu déplacé, non ? "Certes, mais pourquoi t'en parles, Père-Poulos-la-morale ?", me direz-vous. Heu... ben... la vidéo est bien non ? Oh pis merdoum, il est trop tard pour résoudre ce problème bloguéodontologique !

samedi, décembre 25, 2004

Le joujou du week-end (6) de Nowël

Pour ceux qui ont envie d'expédier le Père Nowël le plus loin possible, c'est ici que ça se passe. Toute personne qui le catapultera à plus de 338 mètres gagnera ma gratitude éternelle...

La complainte du progrès (suite)

Si vous n'êtes pas potes avec Silvio Berlusconi, fort généreux avec ses collègues, vous, qui allez festoyer ce soir et recevoir des cadeaux par milliers dans vos petits souliers, devez vous attendre au pire ce soir, ou demain. Pour vous préparer psychologiquement - ou vous consoler, c'est selon - voici quelques cadeaux auxquels vous allez échapper - ou auxquels vous avez échappé -, du moins je l'espère pour vous : un téléphone dernier cri à l'ancienne, des lunettes piercing, une coquetterie dans l'oeil, le costume de Bibleman ou de Biblegirl, une tasse écologiste, un poivrier qui défoule, de la cervelle en gelée, des rideaux pour frimer sous sa douche, des chaussons pour psy et, last but not least, le Matzo Man ! Si quelqu'un a eu pire, j'aimerais beaucoup qu'il nous en parle, ça nous ferait rire un peu...
(Liens via Boing Boing)

jeudi, décembre 23, 2004

Mais où ai-je mis mon téléphone ?

Non, il ne s'agit pas d'un kit main libres pour grandes oreilles... Dans notre série "Les cadeaux impossibles à offrir pour Noël", voici un kit mains libres un peu particulier qui remisera votre bon vieux vibreur intime au placard, où il ira chanter la complainte du progrès, aux côtés des draps qui chauffent et du pistolet à gaufres. Il existe des versions plus kitsches, mais moins discrètes (faut savoir ce qu'on veut). Plein d'autres conseils dans cet article du magazine Wired (via Embruns) pour jouir à plein de son forfait téléphonique. Le bonheur, c'est simple comme un coup de fil...

mardi, décembre 21, 2004

Va y avoir du sport

Comme ça a eu l'air de vous plaire, voici la petite playlist pour les drogués de jogging mais fins mélomanes (via Deepsound Blog) :

- "Racing in the streets" et "Born to run", Bruce Springsteen
- "Gymnopédies", Erik Satie
- "Respire", Julien Clerc
- "Run for your life", Beatles
- "Il faut que tu respires", Mickey 3 D
- "Free to run", Gomez
- "Va y'avoir du sport", Silmarils
- "Run Rabbit Run", Eminem
- "Run boy run", Lee Hazelwood"
- "Je l'aime à courir", Patrick Sébastien...

Pour les suggestions, à vos marques...

C'est l'heure du goûter !

Enfin, une solution intelligente pour tremper ses biscuits de façon ergonomique ! Accompagnez d'une tablette d'anti-dépresseurs cacaotés remboursés par la Sécu et bien utiles par les temps qui courent.
Liens via Boing Boing.

lundi, décembre 20, 2004

Brève de comptoir

- Si la Turquie était européenne, ça se saurait...
- Pas faux, ça ! Allez, j'vous r'mets ça, mssieu Nicolas ?

dimanche, décembre 19, 2004

samedi, décembre 18, 2004

Le joujou (triste) du week-end (5)


Quand le ciel pèse bas et lourd comme un couvercle sur le moral, il faut garder courage et éviter que le coeur ne soit transpercé. Pour abattre l'adversité, c'est ici et ça défoule.

vendredi, décembre 17, 2004

Scoop : Al1jup est vraiment Alain Juppé !

La nuit dernière, je vous parlais du blog d'Alain Juppé, dont l'existence a été révélée par Le Monde (voir post précédent), et dont l'authenticité suscite un débat dans le landernau blogosphérique français (voir les arguments assez pertinents de mssieu Padawan). Dans le doute, j'avais écrit un petit mail à Sébastien Boucard, administrateur du blog et salarié de Beweb, selon le Who Is de Gandi. Il m'a répondu ce matin, courtois mais visiblement un tantinet agacé: "Oui c'est le vrai blog officiel et oui il est tenu par Alain Juppé et oui, c'est moi le concepteur." L'info semble être confirmée par l'honorable Chryde, selon lequel l'idée a germé dans le crâne du chef de cabinet de Douste-Blabla. Et Al1jup nous explique le pourquoi du comment de ce blog-notes. La suite dans notre prochaine édition...

Epilogue : Le site de TF1 confirme la nouvelle, sous la plume de l'excellent Renaud Pila. Non, je dis pas ça parce que je veux être embauché par "le vendeur de temps de cerveau humain disponible", je dis ça parce que c'est un ami, voilà tout !

Amis de la poésie, bonsoir !

Ce soir, des hommes célèbres nous parlent d'amour et de détresse, avec beaucoup de subtilité et de style... Je vous laisse goûter ces mots riches en images.

P.S. D'aucuns osent douter de l'authenticité du blog du "meilleur d'entre nous", selon Notre Président, bien que Le Monde y croit dur comme fer. Le doute est permis. Quoique... les administrateurs de ce vrai-faux-vrai, selon le Whois de Gandi, ont déjà oeuvré pour permettre aux fans d'Alain de papoter entre eux (regardez le lien).

jeudi, décembre 16, 2004

To blog or not to blog


Etre ou ne pas être. C'est la question.
Est-il plus noble pour une âme de souffrir
Les flèches et les coups d'un sort atroce
Ou de s'armer contre le flot qui monte
Et de lui faire front, et de l'arrêter? Mourir, dormir,
Rien de plus; terminer, par du sommeil,
La souffrance du coeur et les milles blessures
Qui sont le lot de la chair : c'est bien le dénouement
Qu'on voudrait, et de quelle ardeur!... Mourir, dormir
- Dormir, rêver peut-être. Ah c'est l'obstacle!
Hamlet - Acte III, scène I

(Dessin de Cox & Forkum, via Weblog Tools Collection)

mercredi, décembre 15, 2004

J'ai touché le fond de la piscine

Petite playlist pour les mordus de gadgets aquatiques (via Deepsound Blog) :

- "Pull marine", Isabelle Adjani
- "Aqualung", Jethro Tull
- "Couleur menthe à l'eau", Eddy Mitchell
- "Smoke on the Water", Deep Purple
- "Moby Dick", Led Zeppelin
- "Cold Water", Damien Rice
- "Singing in the Rain", Gene Kelly
- "You Part the Waters", Cake
- "90-Mile Water Wall", The National
- "La maman des poissons", Bobby Lapointe
- "Dans l'eau de la claire fontaine", Georges Brassens...

J'attends les suggestions humides chlorées ou salées !


lundi, décembre 13, 2004

La révolution orange vire au vert

Hulk en pleine séance de métamorphose ou les méfaits d'une huître avalée sur la plage de La Hague ? Non, vous n'y êtes pas, il s'agit de Victor Iouchtchenko, chef de l'opposition ukrainienne et candidat à l'élection présidentielle invalidée, avant et après avoir bouffé un peu trop de dioxine en boîte. Un petit cadeau de ses adversaires politiques, selon lui et ses médecins. Même s'il va être obligé d'investir dans les soins épidermiques, il devrait s'estimer heureux d'avoir encore toute sa tête.

En effet, rapporte le site du Nouvel Obs, "la plus spectaculaire des affaires ayant émaillé les dix ans de présidence Koutchma [le président
sortant] avait été le meurtre en 2000, du journaliste d'opposition Gueorgui Gongadzé, retrouvé décapité près de Kiev deux mois après sa disparition. Accusé par l'opposition d'avoir commandité ce meurtre, Léonid Koutchma a toujours nié."

Pour en savoir plus sur la "révolution orange" pacifique et démocratique qui ébranle le pays, un chtit blog trouvé par Libé la raconte de l'intérieur, avec de belles photos.

samedi, décembre 11, 2004

Petite annonce

Cherche traducteur(trice) de chroniques rock de Libération. Solide connaissance exigée du patois causé au 11, rue Béranger, Paris 3e.

Le joujou du week-end (4)


Pour ceux qui ne seraient pas dégoûtés de Nowël, fête kitsch à souhait (attention deux liens se cachent dans le sapin), contre laquelle la résistance s'organise (autre lien québécois), pour tous ceux-là, qui vont me traiter de grincheux de moins de trente ans, voici un joujou de Nowël en avance. Un joli cadeau à qui fait moins de 9 secondes. "Let it snow, let it snow, let it snow !"

vendredi, décembre 10, 2004

"Six Feet Under" bientôt six pieds sous terre


Voilà, c'est fini. Sniff... C'était pourtant bien.

Enfin, c'est presque fini. A la fin de la cinquième saison, fin 2005, "Six Feet Under", la série absolument géniale qui narre les tribulations glauques d'une famille de fossoyeurs à Los Angeles, pourra enfin reposer en paix.

"Traiter de la mort semblait une expérience très commune à laquelle nous pouvions tous nous identifier, et le décor mortuaire des pompes funèbres paraissait être un bon biais pour une série plutôt ironique"
, déclarait Carolyn Strauss, directrice du divertissement chez HBO, la chaîne qui produit et diffuse la série aux Etats-Unis, il y a un mois.

Pour l'ironie, on était servis ! Le tout début de la série était digne des meilleures comédies dramatiques et caustiques américaines. L'entreprise familiale de pompes funèbres Fisher & Sons perd son fondateur : le père. Sa disparition va bousculer le statu quo familial et inciter chacun des Fisher à se révéler.

La mère très prude en apparence, est en fait une veuve joyeuse dont on apprend vite qu'elle avait un amant, avant le décès de son mari, amant qu'elle s'empresse de quitter pour s'envoyer le fleuriste... L'un des deux fils, religieux très pratiquant et engagé dans la vie de sa paroisse, a du mal à assumer son homosexualité, tandis que l'aîné, fils prodigue un peu largué, vit très mal le retour au bercail. Enfin, la benjamine des Fisher a son lot de vicissitudes, entre la drogue et des boyfriends qui vont clamer sur tous les toits qu'elle suce très bien... les gros orteils !

Et je ne vous parle que des Fisher, mais les personnages connexes sont tout aussi savoureux. Entre la copine nymphomane du fils prodigue et le copain flic - obsédé par son père - de l'autre Fisher, il y a de quoi faire. D'autant que les acteurs sont absolument excellents. La mère Fisher, l'excellente Frances Conroy, doit jouer dans le prochain Scorcese et Jarmusch. Rien que ça.

Sans même évoquer non plus, la sélection musicale, très pointue et faisant l'objet d'une attention toute particulière de la part des deux lascars qui en ont la charge. L'ensemble des morceaux sélectionnées sur les quatre saisons sont indiqués sur le très riche site d'un fan français. Le thème du générique, entêtant et onirique, a été composé par le grand Thomas Newman, qui a aussi composé la très belle BO d'"American Beauty".

Alors pourquoi arrêter une telle merveille du petit écran, qui n'avait pas fait mieux depuis Arnold et Willy ? Parce que la série s'essouffle. La deuxième saison était fabuleuse, la troisième vraiment pas terrible et la quatrième raisonnable, sans plus. Et puis tout a une fin, surtout pour une série qui parle sans cesse de la mort, comme le dit Alan Ball à MSNBC, créateur de la série et scénariste d'American Beauty. Un dialoguiste hors pair aussi :

- "Why do people have to die ?", demande une des clientes des Fisher, qui vient enterrer son père.
- "To make life important", lui répond l'un des fils Fisher.

jeudi, décembre 09, 2004

Grosse fatigue

Le moral en berne, la chute de peps me guette. Un vrai mur des lamentations, le Poulos. Même plus la force de s'indigner contre les délires homophobes d'un philosophe de comptoir, encore plus cognés que ceux de son confrère italien. Allez, un peu de volonté, que diable ! Dès demain, j'arrête d'abuser de l'alcool et du café, que certains ont eu la bonne idée de mélanger dans mon verre... Et puis, il me faut dormir plus. Y paraît que ça fait maigrir, alors au dodo !

mercredi, décembre 08, 2004

Tout est relatif

Hier, fut une journée de merde. Pardonnez mon langage, mais je ne trouve pas d'autre mot. Parfois, quand la journée commence mal, on se dit que les choses vont s'améliorer, que tout ça va bien finir, comme dans une bonne comédie américaine à la Capra. Mais non, aucun happy end ne se profile à l'horizon crépusculaire de cette journée maudite... Que faire ? "J'aimerais avoir un message un peu positif à vous transmettre. Je n'en ai pas... Est-ce que deux messages négatifs, ça vous irait ?" disait Woody Allen. Il faut donc se dire qu'il y a toujours plus malchanceux que soi et que certaines journées sont décidément marquées par le destin. Bonne journée !

mardi, décembre 07, 2004

Un week-end explosif

"Non mais t'as déjà vu ça ? En pleine paix, y chante et pis crac, un bourre-pif, mais il est complètement fou ce mec ! Mais moi les dingues j'les soigne, j'm'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère, j'vais lui montrer qui c'est Raoul. Au 4 coins d'Paris qu'on va l'retrouver éparpillé par petits bouts façon puzzle... Moi quand on m'en fait trop j'correctionne plus, j'dynamite... j'disperse... et j'ventile..."
Raoul Volfoni a fait des émules ce week-end...

vendredi, décembre 03, 2004

Le joujou du week-end (3)

Si vous partez en week-end dans votre décapotable, tant qu'à faire, frimez jusqu'au bout ! Un filet garni de sparadraps à qui obtient plus de 20 points...

Allez, pour célébrer le deuxième blog - et pas des moindres - à indiquer Imbloglio en lien (merci à Mssieu Max et Mssieu Torpedo !), double ration de joujou pour faire des loopings acrobatiques et artistiques sans trouer la couche d'ozone.

Plantu point net

Plantu est toujours à la pointe de l'actualité. Ses dessins le restent aussi. La preuve : ce dessin du Monde daté du 24 mars 2004, conserve une fraîcheur insolente, quelques jours après le sacre de Sarkoléon, comme l'appelle désormais le Canard Enchaîné.

Tout ça pour dire que le site de Plantu a fait peau neuve. Il est plus clair et surtout beaucoup plus riche. Il y a une rétrospective de ses 30 ans au Monde, des extraits d'un documentaire lui étant consacré, où l'on voit l'artiste en plein processus créatif (et Plenel se forcer à expliquer pourquoi il adooore cet artiste-éditorialiste...), et enfin une très intéressante biographie illustrée. Plantu sait s'y montrer plus que taquin à l'endroit de Mitterand et de Chirac... Amusez-vous bien !

jeudi, décembre 02, 2004

Retrouvons nos âmes d'enfants

Au diable le chaos du monde ! Oublions un instant les tracas professionnels, sentimentaux ou familiaux, retrouvons nos joies simples et enfantines. Bref, pétons un coup !
Et pour ceux qui trouvent ça scato, voici des cyber-pochettes-surprises trouvées sur le précieux blog de Boingboing, pour faire rêver les garçons (avec une mention spéciale pour le coupé DS "Le Dandy") et les filles...

mercredi, décembre 01, 2004

Big-Brother.com


"En 2014, la presse, telle que nous la connaissons aujourd'hui, aura cessé d'exister"... Un petit film documentaire d'anticipation un chouïa flippant tant il semble réaliste. Comme le résume très bien Chryde sur son excellent blog, le résultat de l'alliance entre Google, Blogger (éditeur utilisé par ma pomme) et Amazon aboutira à "des fils d'informations automatiques, personnalisés, reconstitués à partir des millions de témoignages mis en ligne par les internautes du monde entier. Epic est le nom du programme : "Evolving Personnalised Information Construct"".
Les problèmes que ce genre de dérive peut créer étaient déjà pointés par cet article du Monde Diplo, vieux d'un an déjà : "L’assise et la surreprésentation dont ont bénéficié les "premiers arrivés" sur le Réseau, la densité des liens qu’ils entretiennent (notamment à travers le phénomène essentiellement américain des weblogs), désignent "mathématiquement" les "maîtres à penser" actuels de Google".
Mais, selon ces prospectives, Epic mixerait aussi les messages des blogs avec des articles des journaux en ligne. D'où le procès intenté - et perdu - pour violation du copyright par le New York Times contre Googlezon... en 2010. Ce n'est pas que science-fiction. Google a déjà ce genre de soucis avec certains journaux, puisqu'il est possible de retrouver dans son cache de nombreux articles dont l'accès est devenu payant sur le site d'origine. Le problème se pose aussi pour les photos de sites payants un peu coquins...
Au fait, pourquoi 2014 ? Est-ce un hommage à Orwell ou à Bruel ?