mardi, décembre 28, 2004

Un tsunami de posts


Le tremblement de terre sous-marin de dimanche dernier au large de l'île de Sumatra mobilise la blogosphère. Un blog avec toutes les informations relatives à la catastrophe a été monté par des blogueurs de la région, rapporte Boing Boing. Les contributeurs de ce blog proposent aux blogueurs de bonne volonté à travers le monde de les relayer, afin d'assurer une actualisation permanente. C'est une initiative intelligente et c'est intéressant de voir que les blogueurs s'improvisent de belle manière citoyens-journalistes. Pour preuve, cette page de photos impressionnantes prises par un touriste, décrit par Boing Boing comme un "citoyen-photojournaliste". Elles illustrent assez bien ce que décrivent les témoins du désastre sur le site de Libé.

Philsland, un blogueur francophone, affirme avoir reçu un message d'alerte de l'United States Geological Survey, trois heures avant le raz-de-marée n'atteigne les côtes (lien via Loïc Le Meur) et ajoute que des milliers de vies auraient pu être sauvées. Pas si sûr. Un article du Monde d'hier se penche sur la question :
"Aurait-on pu éviter un bilan humain si lourd ? Certainement pas, (...) le délai de grâce accordé par la nature pour ceux qui sont au plus près de l'épicentre du séisme se compte en minutes, au plus en dizaines de minutes, tant la progression du mur d'eau en mer est rapide : entre 500 et 800 km/h (voir l'animation reconstituant le tsunami). Plus l'origine du phénomène sera lointaine et, bien sûr, plus on disposera de temps pour prévenir la population, l'évacuer ou la mettre à l'abri. Des mesures bien difficiles à mettre en œuvre sur les côtes du Sud-Est asiatique, peu ou pas assez équipées et très exposées en raison des populations nombreuses et dispersées qui y vivent.

Certes les observatoires de sismologie du monde entier ont bien détecté et localisé le tremblement de terre qui est à l'origine de cette vague géante et de celles - séparées de plusieurs centaines de kilomètres - qui l'ont suivie comme autant de répliques qu'une région subit quand un séisme la frappe. (...) Mais ces données ne suffisent guère à prédire l'ampleur du phénomène, d'autant que les plus sophistiqués des laboratoires de détection comme ceux de l'US Geological Survey (USGS), ont revu à la hausse la magnitude du séisme, la faisant rapidement passer de 8,5 à 8,9, puis à 9."

Même le Japon, pourtant habitué aux tsunamis et préparé à leur survenue, ne dispose pas d'un système d'alertes infaillible.

Jamais en peine d'un "post" décalé sur l'actualité, Boing Boing se demande si l'on aurait pu surfer sur le tsunami de dimanche... Et de mettre en lien la vidéo très impressionnante d'un surfeur sur une bonne grosse vague, soit-disant lors du passage de l'ouragan Ivan cet été (en fait il s'agit d'une vague hawaïenne). Un peu déplacé, non ? "Certes, mais pourquoi t'en parles, Père-Poulos-la-morale ?", me direz-vous. Heu... ben... la vidéo est bien non ? Oh pis merdoum, il est trop tard pour résoudre ce problème bloguéodontologique !

2 commentaires:

Anonyme a dit…

c'est quoi, ce jeu de mots limite sur le titre? on se croit à libération, père poulos?
scool

Poulos a dit…

Je trouve pas ça particulièrement limite. Tu trouves ça limite ? En plus, ce n'est pas un jeu de mot, c'est une métaphore, nuance. ;-P A bientôt, janséniste de mon coeur !